Oreophoetes topoense « Rio Topo » P.S.G. N° 356

Oreophoetes topoense « Rio Topo »

Réalisation : 28/09/2017

 

Intro : Espèce initialement introduite en élevage en 2008 sous le nom d’Oreophoetes sp « Equateur » ou encore Oreophoetes peruana nigripes, elle a ensuite été décrite en 2009 avec le nom d’Oreophoetes topoense. Il existe également une deuxième souche en élevage venant de « Tena ». Jolie espèce colorée assez proche niveau élevage et aspect à Oreophoetes peruana.

Pays d’origine : Equateur

Description :

– Oeufs : 2 mm sur 2 mm environ, arrondis et assez plats, en forme de lentille. Couleur brun-noir.

– Jeunes : à la naissance environ 1 cm, le corps est noir avec l’extrémité de l’abdomen jaune, la tête est jaune, les pattes sont noires avec les articulations jaunes. Il possède de longues antennes noires. Cette coloration est assez similaire à la femelle adulte, il va la garder durant toute sa croissance et en changera uniquement au stade adulte si c’est un mâle.

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Oreophoetes topoense « Rio Topo » L1 à la naissance

– Femelle adulte : environ 6 cm , le corps est noir avec une ligne médiane jaune qui part de la tête jusque l’extrémité de l’abdomen. La tête est jaune et noire, les pattes sont noires avec les articulations jaunes, les jonctions thorax-pattes sont aussi jaune. Elle a de longues antennes noires. La femelle commence à pondre environ 15 jours après la mue imaginale 1 à 2 œufs par jour qu’elle laisse tomber sur le sol.

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Femelle adulte Oreophoetes topoense « Rio Topo »

– Mâle adulte : environ 5 cm, le corps est noir avec une fine ligne médiane jaune tout comme la femelle. La tête est rouge et noire, les pattes sont entièrement noires et les jonctions thorax-pattes sont rouges.

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Mâle adulte Oreophoetes topoense « Rio Topo »

Incubation : Environ 3 mois à 22°C de moyenne dans un environnement humide (sopalin, tourbe ou vermiculite par exemple), le taux d’éclosion est correct sans être exceptionnel

Alimentation : Fougères de toutes sortes exceptée la fougère aigle qui est réputée pour ne pas être acceptée par les phasmes mais je n’ai pas testé

Développement : Environ 2 mois et demi à 3 mois pour le mâle et 15 jours de plus pour la femelle à une température d’environ 22°C.

Terrarium type : peu aéré voir confiné, au moins 25 cm de haut

Difficulté : 2/5

Rareté : 4/5

Notes : Moins connue que Oreophoetes peruana, elle est tout aussi simple d’élevage si on dispose de fougères et qu’on leur propose une ambiance peu aéré et une hygrométrie élevée (70 à 80%) avec un substrat humide en permanence. Souvent dans la nature, des couleurs vives sont des signaux d’alerte sur la nature toxique de l’espèce, et les Oreophoetes ne dérogent pas à la règle avec lorsqu’ils sont dérangés, la libération d’ une substance blanche nocive pour les prédateurs. Bien se laver les mains après les manipulations !

Le comportement de ce phasme est asse intéressant car ils sont assez actifs même de journée, avec en prime de belles couleurs qui sortent de l’ordinaire pour des phasmes.

Concours d’automne 2017

En ce 23 Septembre 2017, l’automne fait ses premiers pas et la végétation luxuriante va bientôt laisser place aux feuilles mortes dans nos forêts.

La photo qui nous intéresse aujourd’hui pour ce concours nous montre justement un branchage sans feuilles et ses étonnants occupants ; en effet, les Melophasma antillarum sont des as du camouflage et ils vont vous le prouver !

Combien d’individus allez vous trouver ? Il s’agit sur les deux photos de la même scène et donc du même nombre de phasmes mais vu sous deux angles différents, afin de ne pas en louper.

Si vous avez la réponse, il suffit d’envoyer un mail à mehdiphasmescie@gmail.com jusqu’au 8 Octobre inclus minuit dernier délai (une seule participation par personne, si plusieurs gagnants un tirage au sort sera effectué de façon à désigner le vainqueur), afin de remporter un lot d’une trentaine d’œufs au choix parmi les espèces suivantes (sous réserve de modifications ultérieures) :

Marmessoidea rosea, Ramulus anceps, Ramulus impigrum, Lonchodiodes sp « Negros », Melophasma antillarum, Phyllium tobeloense « Galela », Lopaphus albopunctatus « Ba Vi », Parapachymorpha zomproi, Mnesilochus sp « Nabunturan », Anchiale briareus, Lonchodes dalawangsungay

Si vous participez à ce concours, vous vous engagez à pouvoir accueillir une des espèces ci-dessus dans les meilleures conditions (terrarium, nourriture etc …), je reste bien sur disponible pour toutes questions sur l’élevage de ces espèces si besoin

Bon jeu !

Retour sur la bourse d’ Escaudoeuvres du 17/09/17

Aujourd’hui se déroulait la bourse terrariophile reptiles et arthropodes d’Escaudoeuvres. C’était la première fois pour moi que j’allais à cette bourse, bien qu’elle ait lieu depuis plusieurs années.

Au menu, essentiellement du reptile, mais les insectes étaient quand même bien présent. A peine entré on tombe directement sur le stand de Cécile, avec de nombreuses espèces de phasmes proposées à la vente. Un peu plus loin, on arrive sur le stand de Fred (acanthus) toujours avec des phasmes.

Plus dans le fond, place au stand d’Arthropodia, avec comme toujours surtout des phasmes et des mantes mais aussi des cétoines, blattes ou iules.

En continuant encore, le stand du Cafarnarium, avec vous l’aurez deviné essentiellement des blattes, proposant un choix très très larges d’espèces, je me suis d’ailleurs laissé tenter avec des Therea regularis.

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Stand Cafarnarium

A côté, le stand Ebugz, assez varié avec des phasmes, des cétoines, des mantes, des iules, des araignées ou encore du matériel d’élevage.

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Aperçu du stand Ebugz

Au final une bourse agréable, avec des allées larges et pas surpeuplées malgré l’afflux de visiteurs. En phasmes surement pas loin d’une trentaine d’espèces avec par exemple des Phyllium giganteum, Heteropteryx dilatata, Eurycnema goliath, Orthomeria kangi, Epidares nolimetangere, Haaniella dehaani, Ramulus nematodes, Oreophoetes peruana, Eurycantha calcarata … il y en avait pour tous les goûts !

On regrettera néanmoins l’abondance des reptiles par rapport aux arthropodes, en espérant que les prochaines éditions inversent un peu la tendance !

 

Vestria sp (Equateur)

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Mâle adulte Vestria sp
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Mâle adulte Vestria sp
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Mâle adulte Vestria sp
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Mâle adulte Vestria sp
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Mâle adulte Vestria sp posture d’intimidation
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Mâle adulte Vestria sp posture d’intimidation
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Mâle adulte Vestria sp posture d’intimidation
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Femelle adulte Vestria sp
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Femelle adulte Vestria sp
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Femelle adulte Vestria sp posture d’intimidation
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Femelle adulte Vestria sp
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Femelle adulte Vestria sp
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Femelle adulte Vestria sp posture d’intimidation

Eumecopterus incisius (Guyane)

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Jeune Eumecopterus incisius
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Jeune Eumecopterus incisius
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Jeune Eumecopterus incisius
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Jeune Eumecopterus incisius
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Femelle adulte Eumecopterus incisius
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Femelle adulte Eumecopterus incisius
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Femelle adulte Eumecopterus incisius
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Femelle adulte Eumecopterus incisius
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Femelle adulte Eumecopterus incisius
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Mâle adulte Eumecopterus incisius
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Mâle adulte Eumecopterus incisius
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Mâle adulte Eumecopterus incisius
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Mâle adulte Eumecopterus incisius
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Mâle adulte Eumecopterus incisius

Les différents types de terrarium pour l’élevage des phasmes

Le terrarium est une pièce centrale dans l’élevage des phasmes et peut à lui seul conditionner la réussite ou l’échec d’un élevage.

Globalement il y a trois options : les terrariums en verre, en bois ou en plastique

  • Le terrarium en verre :

Il peut être fait maison ou directement acheté, le terrarium en verre est ce qu’on trouve le plus classiquement dans les élevages. Il a l’avantage d’être solide et esthétique mais il en fait payer le prix. A noter aussi qu’il s’agit du type de terrarium le plus lourd ce qui peut être peu pratique lors du rangement et du nettoyage (notamment si il est assez grand). Ce type de terrarium est en général peu aéré et peut ne pas convenir à certaines espèces qui auraient besoin de grandes surfaces grillagées pour une meilleure ventilation.

 

  • Le terrarium en plastique :

Il peut être de deux types :

Un « fauna box » qu’on aura aménagé ou non.

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Un fauna box auquel on perce une aération, une vitre en verre pour fermer, des pinces à papier pour tenir le tout et voici un terrarium pour vos phasmes ! Malheureusement je ne trouve plus ce type de bac et je me suis du coup rabattu sur les bacs de rangement plastiques des supermarché

Ou un bac plastique de rangement de supermarché qu’on aura aménagé en terrarium (Tuto ici)

 

Les avantages de ces terrariums sont leur légèreté, facilement maniable pour le nettoyage ou le rangement et leur faible coût. On pourra leur reprocher cependant d’être peu esthétiques et de s’opacifier un peu avec le temps, nuisant au confort d’observation. On en trouve de toutes les tailles et on pourra modifier à sa guise la ventilation en aménageant la surface grillagée que l’on souhaite, ce qui les rend très polyvalents, pouvant convenir ainsi à toutes les espèces selon leur taille et leur ventilation choisie.

  • Le terrarium en bois

Je ne possède aucun terrarium de ce type donc mon retour d’expérience sur le sujet va être très limité. Le bois est plus adapté pour des terrariums aérés où l’humidité ne sera pas très haute, afin d’éviter tout phénomène de putréfaction.

Depuis quelques années se développent les Flexarium qui sont des terrariums entièrement grillagés idéals pour les espèces ayant besoin d’une bonne ventilation.

 

 

 

La nurserie idéale

Depuis deux ans j’utilise un nouveau type de nurserie qui me donne une grande satisfaction pour la plupart des espèces, il s ‘agit des boites braplast 5,8L avec quelques modifications.

Cette petite boite en plastique fait en dimension 18 x 18 x 19 cm et convient ainsi à la plupart des jeunes phasmes, sauf pour les très grandes espèces style Phryganistria, Pharnacia ou Phobaeticus par exemple. Vous en trouverez en vente sur le net à des prix d’environ 1 à 2 € la boîte, ce qui est très abordable.

Afin d’apporter de l’aération, je découpe soit sur le couvercle soit sur une face le plastique afin d’y coller de la moustiquaire. S’il s’agit de la face avant qui est en moustiquaire, cela semble un peu mieux pour les espèces qui ont besoin de plus d’aération. Après il est même possible de faire deux faces avec des aérations mais je n’en ai jamais eu vraiment l’utilité …

 

Ensuite il suffit d’aménager cette petite boite avec du sopalin au fond, un petit pot d’eau ( pour ça j’utilise les petits pots en verre qu’on trouve en grande surface qui vendent des œufs de lump par exemple) et le feuillage.

 

J’obtiens ainsi de très bon résultats, à condition de ne pas surpeupler la nurserie et de conserver un feuillage frais. Il est aussi possible d’utiliser les astuces que je décris ici afin d’inciter les jeunes phasmes à manger.

Je trouve cette nurserie idéale car elle est de taille adaptée à la plupart des jeunes phasmes, qui ne vont pas s’épuiser à chercher leur nourriture dans un terrarium trop grand. De plus elle est entièrement modulable niveau aération, ce qui permet de s’adapter aux besoins de chaque espèce. Et tout cela pour une somme modique de quelques euros !

En général je garde les jeunes jusqu’au stade L3 dans cette boîte. Cependant, si un nombre restreint d’individus est gardé, il est possible d’élever certaines espèces du L1 jusqu’à l’adulte dans ce bac (ex : Neohirasea sp « Cat Ba, Epidares nolimetangere, Tisamenus sp « Ilocos » …)

L1, L2, L3 … quelle signification ?

Il arrive très souvent de lire qu’un phasme est au stade L1, L2 etc … et pour les non initiés cela peut sembler obscur, mais rassurez-vous, si vous ne savez pas ce que cela signifie c’est en fait très simple 😉

A la naissance, le phasme est considéré comme L1, il vient de sortir de l’œuf.

Après sa première mue, il passera au stade L2 ; c’est donc un phasme qui a éclos et qui a déjà fait une mue.

Puis à la mue suivante, il sera au stade L3, soit un phasme qui a éclos et qui a déjà fait deux mues.

Et ainsi de suite jusqu’au stade adulte !

Classiquement, on dit que les phasmes sont adultes au stade L5 à L6 chez le mâle et plutôt L6 ou L7 chez la femelle, mais évidemment cela peut varier selon les espèces.

Néanmoins, on a tendance à abandonner ces termes lorsque le phasme est adulte. De même, lorsqu’il reste au phasme une mue avant de devenir adulte, on préfère en général utiliser le terme « sub-adulte » afin de désigner son stade.

Le rythme entre les mues varie selon l’espèce et le sexe, allant d’une dizaine de jours jusqu’à parfois 2 mois.

 

Généralités sur les phasmes et leur élevage

Les phasmes sont des insectes qui vivent partout à travers le globe excepté les régions glaciales et désertiques.
Il existe plus de 3000 espèces de phasmes connues à travers le monde et plusieurs centaines d’entres elles ont été ou sont encore aujourd’hui en élevage. De formes et de tailles différentes, l’élevage de la plupart de ces espèces est accessible à tous pour peu qu’on leur apporte un minimum d’attention.
Les phasmes peuvent se reproduire de deux façons :
– par parthénogénèse, c’est à dire que la femelle n’a pas besoin de fécondation pour pondre des œufs qui donneront à leur tour uniquement des femelles ; il existe certaines espèces qui se reproduisent uniquement par cette méthode, car les mâles n’existent pas dans la nature ou dans les élevages.
– de façon sexuée, quand un mâle s’accouple avec une femelle. Une seule fécondation suffit à assurer une reproduction sexuée pour tous les œufs qui seront pondus lors de la vie d’une femelle (cette notion reste cependant de plus en plus controversée et ne semble pas valable pour toutes les espèces).
Après une période d’incubation variable selon l’espèce, allant de 1 mois jusqu’à plus d’un an, les œufs donneront naissance à des jeunes phasmes, copie miniature de leurs parents. Quelques jours après la naissance, le nouveau-né commencera à s’alimenter de feuillage. Selon l’espèce, ils seront plus ou moins polyphages, certaines espèces n’acceptant uniquement qu’un seul type de plante. En élevage la plante la plus souvent acceptée et utilisée est la ronce.
Pour grandir les phasmes vont avoir recours à des mues où ils abandonneront leur ancienne « peau » trop étroite (appelée exuvie), au rythme d’environ une par mois. Il faut en général cinq à sept mues avant qu’un phasme ne devienne adulte, ce qui représente en moyenne une durée de 3 à 6 mois mais qui peut aller jusqu’à un an !
Quelques jours après la mue imaginale (c’est à dire la mue qui marque le passage à l’âge adulte) le phasme est apte à s’accoupler et les femelles pourront commencer à pondre entre 15 jours et 2 mois après la dernière mue (durée variable selon l’espèce). Ce n’est pas l’accouplement qui va déterminer à partir de quand la femelle va commencer à pondre mais bien la date de la mue imaginale. Une femelle non fécondée  pourra quand même pondre des œufs grâce à la reproduction par parthénogénèse décrite précédemment (sauf exception la parthénogénèse semble fonctionner chez presque toutes les espèces).
Pour élever des phasmes il existe plusieurs règles à respecter :
– avoir un terrarium adapté aux besoins de son espèce et au nombre d’individus
– avoir des plantes nourricières disponibles
– avoir une température minimale de 20 °C (on peut tolérer jusque 18°C mais la croissance sera alors ralentie)
– pouvoir s’en occuper idéalement de façon quotidienne (gestion des naissances, vaporisation, observation) et changer le feuillage de façon hebdomadaire